Diabète et travail

Quoique toutes les enquêtes menées confirment que le diabétique ne présente pas d'absentéisme ou d'efficacité dans le travail moindre que les sujets non diabétiques, les patients en particulier insulinodépendants rencontrent de nombreuses difficultés dans leur activité professionnelle.

S'il s'agit d'un jeune diabétique, l'orientation professionnelle doit être entreprise précocement dès la période scolaire afin de choisir des professions compatibles avec un diabète insulinodépendant : sécurité, horaires, déplacement, activité physique.

Les dispositions réglementaires ne concernent que la fonction publique .

 

* Métiers interdits aux diabétiques :

- les métiers à risque : pilote d'avion, conducteur de poids lourds et de transporteurs en commun, aiguilleur, conducteur de train.

- la SNCF , l'EDF, les PTT n'excluent pas systématiquement les candidatures des jeunes diabétiques, celles-ci sont examinées une par une, la décision revient au médecin du travail mais les emplois de sécurité leur sont interdits.

- l'armée n'admet pas les diabétiques.

- pour la fonction enseignante : les diabétiques sans complications dégénératives sont admis (circulaire du 4 mai 1972).

- certains emplois outre-mer, ingénieur géographe, agent technique géographe.

- les métiers interdits aux sujets qui n'ont pas effectués leur service militaire : ingénieur des eaux et forêts, du génie rural, emploi dans les douanes et le service de sûreté nationale.

- les services de lutte contre les incendies, de surveillance des établissements pénitenciers, aviation civile et commerciale, enfin, contrôleur et inspecteur du travail de la sécurité sociale, ponts et chaussées

Pour tous les autres emplois de la fonction publique , la décision relève des médecins assermentés, des comités médicaux de chaque département ministériel. Les textes sont imprécis et souvent interprétés d'une façon abusive aboutissant à des refus d'embauche. Il faut donc souligner l'importance de la circulaire du 25 août 1960 confirmée en 1969 "en l'absence d'une disposition interdisant formellement l'accès de la fonction publique aux diabétiques, ceux-ci ne peuvent être exclus systématiquement de l'entrée dans le cadre des administrations de l'état. Les avis autorisés recueillis tant auprès de la commission d'experts chargés d'examiner le problème général des conditions d'aptitude physique pour la nomination à un emploi de l'état, conduisent à n'exclure de manière absolue que les candidats atteints de lésions dégénératives. Rien ne s'oppose à admettre les autres diabétiques sauf évidemment pour pourvoir à des postes de sécurité". En revanche, dans les entreprises hors de la fonction publique, aucune disposition réglementaire ne prévaut, ce qui peut être à l'origine d'interdits abusifs ou d'attitude laxiste.

Dans ces conditions, il conviendra d'aider le patient à choisir sa profession ou à se reconvertir en tenant compte :

- des métiers nécessitant des horaires irréguliers

- des travaux soumettant à un stress important ou à une activité physique épuisante.

- les métiers de sécurité pouvant être dangereux pour l'individu ou la collectivité.

- les métiers dont l'exercice est rendu difficile par une complication oculaire surtout, on déconseillera par exemple à un jeune de s'orienter vers des emplois nécessitant une excellente acuité visuelle.

- enfin, certains métiers exposant aux tentations d'une alimentation anarchique : pâtissiers, confiseurs, cuisiniers, ne sont pas véritablement déconseillés mais souvent difficiles à concilier avec le statut de diabétique.

 

 Haut de page

 

 

 

 

 

 

Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Guadeloupe © 2014          Liens utiles | Plan du site | Mentions légales